Aire/Adour (16/06/2013) : les Prieto calent

  • Imprimer

Photo : Philippe Latour
Photo : Philippe Latour
Après l’échec d’Ales, les Prieto de la Cal mère et fils ont dû repartir dans leurs pénates, forts déçus de la prestation de leurs pupilles. Cornes assez discrètes, mais globalement de présentation correcte, aucun d’entre eux ne brilla loin s'en faut.

Le 5ème laissa l’amer regret d’un possible gâchis suite à un problème rencontré dès sa sortie qui le laissa invalide. A voir cet animal diminué mais luttant pendant plusieurs minutes malgré un équilibre précaire, pour ne pas se laisser puntiller, c’est peut-être le meilleur de l’envoi que l’on manqua. Son remplaçant fit illusion lors de la première pique qu’il poussa avec appétit mais comme ses frères d’armes, il se dégonfla assez rapidement pour ne laisser que peu de possibilités par la suite aux toreros. Le minimum syndical en deux piques (sauf le 5ème bis avec une 3ème au regaton qui ne s’imposait guère d’ailleurs) , une ou deux séries possibles et puis des demi-charges en protestant.

Marc Serrano face au très fade 1er toréa à mi-hauteur essentiellement avec la main droite, la corne gauche se révélant difficile. Une entière spectaculaire et efficace lui fit faire une vuelta. Le 4ème de peu de race se figea à l’entame de la faena.

Javier Castaño connut une journée grise. Ses deux adversaires n’avaient que peu de qualité à faire valoir et après une entame à genoux pour l’un et par le haut pour l’autre qui mettaient les gradins dans de bonnes dispositions, les faenas s’embrouillèrent. Le 2ème finit par l’avertir plusieurs fois avant qu’une estocade habile ne déclenche l’ovation, le 5ème bis n’eut plus rien à offrir dès la deuxième série et Javier termina dépité. Sa cuadrilla fit le « show » au sobrero. Tito Sandoval remporta le prix mis en jeu du meilleur piquero de l’après-midi beaucoup plus pour sa capacité à mener sa monture que pour l’excellence de ses piques qui sont portées assez en arrière. Adalid et Sanchez durent saluer montera en main pour leurs poses de banderilles.

Manuel Escribano accueillit chacun de ses Prieto par la larga du mort de faim avant d’être plutôt brouillon capote en main. Ses passages banderilles en main furent chaleureusement ovationnés. Muleta en main tout alla rapidement a menos. Le dernier allant jusqu’à choisir de s’agenouiller  au bout de trois minutes près des planches sans qu’Escribano puisse au moins commencer un début de faena. Triste fin à l’image d’une corrida bien décevante donnée sous une écrasante chaleur. 

 

Aire sur Adour  – une ½ arène tout au plus

7 Prieto de la Cal (le 5ème –victime d’un problème locomoteur dut être occis en piste) de peu d’options

Marc Serrano                   vuelta/silence

Javier Castaño                  saluts/silence

Manuel Escribano              silence/silence

 

 

Philippe Latour

 

Voir le reportage photographique : Philippe Latour