Istres (16/06/2013) : Alberto Aguilar coupe la seule oreille d'une corrida exigeante de Victorino Martin.

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Photo : Daniel Daudet
Photo : Daniel Daudet
Pour la corrida de clôture de cette Feria d'Istres 2013, les toros de Don Victorino Martin ont donné du fil à retordre aux trois matadors. Encore une fois, plus aucun ticket à la vente au guichet ; c'est sous un soleil de plomb que le public a assisté à cette après midi riche en frissons.

 

Uceda Leal hérita d'un premier adversaire noble mais manquant de forces. Il s'appliqua à la cape et servit des véroniques allurées et templées. Le Victorino alla à une seule reprise sous le fer et poussa légèrement, montrant un zeste de bravoure. Uceda Leal brinda au public et entama la faena par doblones. José Ignacio trouva rapidement le bon rythme et la distance pour donner une faena faite de muletazos de qualité supérieure avec émotion et transmission. Moins bon sur la corne gauche et manquant de force, le toro ternit la fin de faena. Saluts après une entière légèrement tombée. Il lidia bien le quatrième à la cape, mais lors du troisième tiers le toro se révéla violent. Parfois dépassé par ses assauts, Uceda ne réussit pas à inverser la tendance et ce malgré technique et envie. Il tua son opposant d'une entière en avant après deux pinchazos.

Sébastien Castella n'eut pas de chance au sorteo et hérita de deux opposants compliqués et dangereux, les pires de l'envoi. Face au premier, il se fit avertir à plusieurs reprises par les coups de tête violents du bicho ; toutefois, il réussit à tirer des muletazos valeureux sur le fil mais sans vraiment s'imposer. Il mit à mort d'une entière en place efficace après pinchazo. Face au cinquième de la tarde, il débuta la faena assis sur l'estribo et par doblones mais ne réussit pas à gagner du terrain sur son opposant qui l'avertit à plusieurs reprises ; Sébastien ne parvint pas à prendre l'ascendant. Il n'y eut pas de faena mais seulement des détails isolés. Silence après une 1/2 lame basse et descabello. Mala suerte....

Le premier adversaire d'Alberto Aguilar montra dès sa sortie en piste des signes de mansedumbre. Faena brindée au ciel et débutée sur la corne droite, avec technique et vaillance tout au long du parcours. Le jeune madrilène réussit à garder le toro avec lui pour servir de bons muletazos malgré le regard de l'animal pesant sans cesse sur ses mollets. La faena manqua globalement de transmission mais pas d'engagement. Il échoua épée en main.

Avec le dernier de la course, qui reçut deux piques sans histoire, Alberto débuta son trasteo par deux bonnes séries droitières. Il cadra rapidement ce toro exigeant, et montra là aussi technique et domination, formidablement accompagné par l'orchestre Chicuelo II aux notes de "La Concha Flamenca". Le matador s'imposa en véritable combattant et conclut la faena d'une entière en place après tentative de recibir et deux pinchazos. Il coupa une oreille pour son courage, sa technique, l'envie et l'émotion ressenties lors de ce combat.

 

Fiche technique :

Six toros de la ganaderia Victorino Martin, bien présentés et armés, supérieur le sixième. Quant au comportement, le premier fut noble mais manqua de force, les autres compliqués et dangereux à différents niveaux.

Dimanche 16 Juin 2013.

Entrée : Plein.

Temps : beau et très chaud.

Durée de la course : 2h15.

Rencontres avec la cavalerie d'Alain Bonijol: 9.

Poids des toros :510, 487, 490, 585, 498 et 490 kgs.

A noter :

-Uceda Leal se présentait à Istres.

- François Bernardini (Maire d'Istres) et Bernard Carbuccia ont remis la médaille de la ville à Don Victorino Martin Andrés.

-René Raimondi (Maire de Fos-sur-mer et président de Ouest-Provence) à remis à Alain Bonijol un souvenir pour le remercier et le féliciter pour son travail au niveau du tiers de pique.

-Le prix Pierre Pouly récompensant le meilleur matador de l'apres midi fut remis à Alberto Aguilar,

 

Uceda Leal (Rose et or) : Saluts après 1 avis / Silence.

Sébastien Castella (Mandarine et or) :Saluts/ Silence.

Alberto Aguilar (Blanc et argent) :Applaudissements après 1 avis / 1 Oreille.

 

Anthony Pagano

 

 

Voir le reportage photographique : Daniel Daudet