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Queretaro (25/12/2015) : A Joselito Adame la seule oreille de la corrida de Noël...

@Daniel Daudet
@Daniel Daudet
La traditionnelle corrida de Noël a reuni plus de trois quart d´arènes qui sont sortis sur leur faim de plus de toreo, de bravoure et d'oreilles.

Le jeune rejoneador colombien Andrés Rozo se présentait à Querétaro. Ses chevaux n´ont pas répondu comme il convenait de le prévoir face à un bon toro de San Martín, d´un trapío plus que respectable, fixe au centre de la piste et qui suivait avec velleité le sesgo des montures, prenant à l´occasion les capes avec qualité. A retenir seulement une banderille au quiebro et une autre au violon. De grandes difficultés pour laisser un réjon de mort, tandis que le sobresaliente ne pouvait davantage en terminer épée en main avec l´opposant, jusqu´au troisième avis. Auparavant les Forcados de Querétaro avaient arrété la charge franche du San Martín à la première pega.

La seule oreille de la course fut octroyée à Joselito Adame du bon cinquième, qui fut primé d´arrastre lent. Des séries sur les deux mains bien dosées qui ont trouvé l´écho du public du début à la fin de la faena, qui hélas s´est parachevée par une estocade basse qui ne lui permit de couper qu´un pavillon. Son premier était magnifique de présence mais se reserva à la muleta. Estocade basse et palmas pour le torero d'Aguascalientes.

Avec un premier adversaire noble, Diego Silveti signa de bonnes séries droitières avant de perdre le crédit à l´epée. Le second de son lot ne collabora pas avec autant de bonté, ne laissant placer que quelques passes intercalées. Une nouvelle estocade tombée et palmas.

Le jeune quérétan Juan Pablo LLaguno toucha le lot le moins propice et le plus éxigeant. Avec le premier il laissa des passes de bon toreo sur les deux cornes avant de ne pouvoir conclure avec efficacité. Silence. Le toro de clôture était tardo, et violent lorsqu´il se livrait enfin. Llaguno resta fidèle à son concept orthodoxe, loin des recours effectistes, et malgré l´effort ne put offrir une prestation globale qui puisse mettre le public dans la faena. Nouvelle estocade basse et silence de despedida.

Jacqueline Medina

 

Voir le reportage photographique : Daniel Daudet