Madrid (05/06/2013) : ...au bénéfice de qui?

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Photo : Philippe Latour
Photo : Philippe Latour
Le ballet des camions précédent, cette beneficiencia ne présageait rien de bien fameux. Côté élevage deux Victoriano del Rio (1&6) vinrent compléter l’envoi  initial de chez Valdefresno.

Qu’on se rassure tout de suite, cela ne changea pas grand-chose au déroulé des opérations. Plus un billet à vendre au moment du défilé, en présence de l’infante Elena au palco royal. Encore une fois, ce fut un défilé d’animaux qui ne firent pas vraiment honneur à leur devise.Tirant rapidement vers les planches, sans grande puissance, ils ne permettaient  guère  de briller. Juan Jose Padilla accueilli par une chaleureuse ovation qui l’obligea à saluer s’appliqua avec son Victoriano, mais les efforts louables qu’il déploya  se heurtèrent à la soseria et la faiblesse de l’animal, son insistance allant jusqu’à indisposer quelques vieux aficionados. Mal piqué par un catastrophique piquero, le 4ème un Valdefresno arriva éteint au dernier tiers. Padilla s’agita beaucoup pour donner de l’allant à un toro qui n’en possédait pas une once. Sa faena longuette faillit tourner au tragique quand dans un exercice près des cornes le torero se fit salement cueillir. Plus de peur que de mal, avant un laborieux final épée en main. Morante en accueillant son 1er Valdefresno avait la mine renfrognée. Laissant son toro s’épuiser sous deux piques, il se livra à une séance rapide de chasse mouches, laissant la bronca s’élever dans le ciel couvert de Madrid. Bien plus impliqué dès la sortie du cinquième, il nous régala de trois véroniques et de deux demies avant de voir sa tentative de quite avortée faute d’un toro collaborateur. En début de faena Morante doit autant lutter contre le Valdefresno que vers les irréductibles du tendido 7  qui indisposèrent la quasi intégralité de l’assemblée. Deux belles séries de la droite et puis plus grand-chose , le toro baissant très rapidement de ton. Le spectacle restait dans les tribunes entre les pour et les contre :éclats de voix, gestes théâtraux…Morante met tout le monde d’accord dans son final avec l’épée d’inspiration très Romeriste. Sebastien Castella traversa l’après-midi  sans peine, ni gloire. Il insista plus que de raison face au très faible et très protesté 3ème avant de laisser quelques espoirs en début de faena au 6ème , un Victoriano, dans un début classique mais très apprécié par cambiadas au cordeau. Le biterrois déclencha encore quelques ovations mais dès qu’il se décroisa un tant soit peu, son adversaire se dégonfla aussitôt pour aller trouver refuge aux planches. Pénible final avec l’épée.

 

Madrid plein-plus un billet

4 Valdefresno-2 Victoriano del Rio déjà tous  oubliés.

Juan Jose Padilla              silence/silence

Morante de la Puebla     bronca/division d’opinions

Sebastien Castella          silence/silence

 

Philippe Latour

 

Voir le reportage photographique : Chele Ortiz

 

Voir la séquence photographique de la cogida de Juan Jose Padilla : Chele Ortiz