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Campo : la ganaderia Benítez Cubero

Photo : Jesús Molinero Méndez
Photo : Jesús Molinero Méndez
Grand classique du campo de Séville, le fer de Benítez Cubero est installé depuis 1935 sur les 1300 hectares de « Los Ojuelos », à Marchena. Cet élevage fut creé en 1825 avec du bétail des castes Cabrera, Vazqueña et Vistahermosa par Diego Hidalgo Barquero.

En 1910, José Domecq l´augmenta avec des têtes de Felipe Salas (origine Hidalgo Barquero et Cabrera) et Parladé. C´est en 1929 qu´il passa au nom de Pallarés Delsorts, avant d´être finalement vendu en 1935 à José Benítez Cubero, qui conserve depuis lors le fer actuel.

Sur une base de 250 vaches de ventre et 20 étalons, ce sont 8 corridas et 1 novillada qui sont prêtes pour être combattues cette année. Madrid semblait presque bouclé, mais les négotiations n´ont finalement pas abouti. Séville et Lucena (avec une très bonne novillada) ont été le théatre des premières sorties de la saison. Devraient suivre Osuna, Ciudad Real, Teruel… et possiblement Albacete. De l´autre fer de la maison, « Pallarés », Santa Coloma, il y a disponibles deux très jolis lots à « Los Ojuelos ».

Cela fait 10 ans que les produits de cette famille ne font pas combattre en France. L´éleveur andalou recherche avant tout noblesse et robustesse chez ses toros, ils l´ont toujours eu, affirme-t-il, c´est une question de génétique. Les reatas les plus en vue des Benítez Cubero sont les Vascos, les Compuestos, les Ofrecidos et les Callejeros, parmi d´autres. Une remarque de l'éleveur surgit pendant la visite, il se montre convaincu que de mauvaises conditions météorologiques ont une influence négative sur le comportement des toros, et donne pour exemple le vent de levant. Il se déclare par ailleurs indifférent au fait de faire courir les toros, pour lui, ils tombent pour des raisons de génétique et de caste.

Un trait positif de l´afición française est son désir permanent d´apprendre, relève sur ce sujet José Benítez Cubero. Elle fait aussi preuve d´une grande sensibilité durant la lidia.

La crise ? Bien sûr que nous la ressentons durement, mais le pire c´est de constater comme certains profitent d´elle.

Jesús Molinero Méndez

 

Voir le reportage photographique : Jesús Molinero Méndez