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Robert Pilès, le nouveau "sorcier" français ?

Photo : Isabelle Dupin
Photo : Isabelle Dupin
C'est la question que l'on peut légitimement se poser après avoir constaté son habileté à remettre sur de bons rails des carrières qui semblaient compromises... Manuel Escribano après El Fundi ; Rafaelillo ; Antonio Barrera... excusez du peu.
"Il faut être clairvoyant et patient...", nous confie l'apoderado gardois. "Il faut toujours être attentif. Lorsque El Juli a été blessé à Séville, dans la minute qui suivait j'envoyais déjà des textos. Ce remplacement, c'est le résultat d'un travail commencé depuis des mois. J'ai dit à Manuel que déjà, l'effet d'annonce dont nous avions bénéficié était extraordinaire pour nous et qu'il avait tout à gagner. Son talent a fait le reste..."
Concernant la suite de la saison de son protégé, Robert Pilès confirme que le 21 avril a changé beaucoup de choses : "Il y a même des carteles qui étaient bouclés avant Séville qui se sont miraculeusement ré-ouvert suite au triomphe de Manuel. C'est le jeu... Nous attendons confirmation de plusieurs grandes arènes, mais pas à n'importe quel prix. J'essaie au maximum de lui éviter les corridas de Miura. Il n'est pas encore prêt techniquement et on ne touche jamais deux fois le gros lot...Les aficionados demandent maintenant à ce que les figuras toréent des toros plus durs. C'est ce qui convient à Manuel, mais avec des toros qui lui permettent de s'exprimer comme les Dolores à Saint-Martin de Crau. Il sera bien aussi devant des Cebada Gago ou même des Victorino. Mais la Miurada de Séville était et doit rester exceptionnelle... Je pense que Manuel a une forte capacité de projection. Mais pour ça, il ne faut pas tuer le poussin dans l’œuf et une nouvelle fois, être patient..."
 
Après son triomphe à Saint-Martin de Crau, on retrouvera Manuel Escribano et son apoderado à Alès en Cévennes le dimanche 12 mai à 17 heures : Toros de Prieto de la Cal pour Marc Serrano ; Fernando Cruz et Manuel Escribano.
 
Propos recueillis par Laurent Deloye ElTico