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Bayonne (06/09/2014 - tarde) : la leçon de Fernando Robleño...

 

Photo : Philippe Latour
Photo : Philippe Latour
On attendait beaucoup de cette corrida d'Adolfo Martin. Les représentants de Los Alijares déçurent non par leur présentation mais par leur jeu trop inégal et manquant de classe intrinsèque. Ceci étant, sans atteindre des sommets il y eut des choses à voir dans cette chaude après-midi bayonnaise.

 
Les toreros présents chacun dans leur style firent des efforts pour donner de la saveur à cette course.
 
Le premier de F Robleño ne permit guère qu'une courte faena à base de derechazos, après s'être montré quelconque et plutôt réservé à la cape et lors des trois piques administrées (dont une au cheval de réserve). Silence.
Le madrilène put par contre pleinement s'exprimer avec Madroñito. Là aussi rien de bien notable  au capote et au cheval. Angel Otero salue aux banderilles après deux paires exposées. D'entrée de jeu en donnant de la distance, Fernando va donner confiance au toro et lui donner l'envie de répéter ses charges au fil des passes. Des deux côtés il va l'embarquer dans une jolie leçon de toreo sans brusquerie aucune. Une oreille légitime tombera après une entière que le maestro promènera avec délectation lors de son tour d'honneur.
 
Manuel Escribano ira accueillir ses deux Adolfo a puerta gayola, la première se révélant angoissante alors que le toro sortant déjà au pas décide de s'arrêter à quelques mètres du torero. Le deuxième de l'après-midi arrivera au dernier tiers sans avoir marqué outre mesure les deux premiers mais avec une charge cahotique.
La capacité de toréer la main basse de l'andalou lui permettra de règler partiellement le problème en disciplinant le port de tête. Dès lors il embarquera l'animal des deux côtés pour construire sa faena.Il est dommage qu'après l'estocade, ce dernier blesse Issac Mesa pour peu après tomber au sol. Oreille pour Escribano.
Avec le cinquième Escribano brilla aux banderilles notamment lors de sa "spéciale", où dos aux planches il attendit quasi stoique l'Adolfo dont la charge en crabe ne laissait rien présager de bon. Par la suite, après une série initiale prometteuse, toro et torero vont tomber dans l'à peu près. Le toro n'avançant plus et le torero restant trop souvent en dehors du chemin naturel  de son adversaire. Silence.
 
Alberto Aguilar se battit vaillamment. Après une tentative de saut au callejon,  Baratero fut entrepris avec conviction dans les plis de la cape par le madrilène. Mais après des piques et des banderilles sans histoire, le toro sembla se livrer dans les deux premières séries avant de se réserver dans la muleta d'Aguilar qui perdit le fil de son travail, l'ensemble allant a menos. Saluts.
Frayeur au sixième quand le torero après un quite trébuche à la merci des cornes, heureusement sans mal. Salut de Ruiz Bonilla aux palos. Aguilar va se battre contre lui-même et le toro. Tantôt en place, tantôt trop à l'extérieur il va livrer bataille en s'attirant les sympathies du public mais ue fois encore fâché avec l'épée la conclusion sera bien longue (avis) - Ovation -
 
 
Bayonne
2/3 d'entrée
6 adolfo martin
 
F Robleño     silence-oreille
M Escribano  oreille-silence
A Aguilar      saluts-ovation
 
Philippe Latour