"La Solitude sonore…", par Jacques Lanfranchi...

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 « Parce qu’elle est émotion, et parce qu’elle est torera, l’émotion torera est unique » (J.Bergamin)

José Bergamin Gutierrez, écrivain madrilène du 19ième siècle a produit un de ses derniers ouvrages « La Solitude sonore du Torero »après un faenon de Rafael de Paula, en octobre 1974, à Vistalegre devant un Fermin Bohorquez.
A mon tour d’essayer d’exprimer quelques émotions taurines ressenties ces dernières semaines.
 
Photo : DR
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La Solitude Sonore du Toréo
C’est celle de Joselito, le torero au regard triste, onze ans après sa despedida, dans son retour à Istres.
Devant le toro « Bravucon » puis, « Florìn » accompagnés par le chef de banda «  Joachim Rodrigo » qui fit interprété l’Hymne à l’Amour de Piaf et le concerto d’Aranjuez de Rodrigez.
José Miguel Arroyo, toujours en quête de perfection nous joua deux partitions parfaites de Tauromachie.  Il quitta la plaza sous les cris de « torero, torero » d’une partie du public, l’autre submergée par l’émotion avait quitté le Palio (cher à Bernard Carbuccia) avant le 6ième toro.
Bien sûr les Toros, bien sûr les trophées…, mais l’Emotion !
 
 
 
Photo : DR
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La Solitude Sonore du Torero
Quand Carlos Escolar « Frascuelo » , 66 ans, noir de cheveux, de vert vêtu, fit le paseo le 13 juillet 2014 à Céret, le madrilène dirait «  cela paye le billet ».
Deux véroniques, une media, deux trincheras et cinq naturelles de face plus tard, devant des cinqueños de Felipe Bartolomè.
Le madrilène aurait rajouté : « Cela peut payer la Feria !
Sitio, placement, distance sont enfin conjugués au présent, cela nous change de l’imparfait.
Bien sûr la conjugaison d’un verbe ne se fait qu’aux six personnes de Je à Ils
c’est peut-être pas assez, mais l’émotion !
 
 
 
 

TOROS-1979
TOROS-1979

Le Silence Sonore
Du 7 au 14 juillet, les toros envahissent 825 mètres de rues à Pampelune, dans une fête sauvage et une tauromachie première.
De la côte de Santo Domingo, via Mercaderes, l’angle de la calle Estafetta et la descente vers les arènes, chaque mètre peut être une station de calvaire ou un lieu d’exploit pour les coureurs.
A priori, le foulard rouge, symbole de la décapitation de San Fermin, protège d’une manière sacrale, chaque San Fermine , australiens et néo-zélandais inclus !
L’émotion est dans la bulle de silence qui entoure et se déplace avec les toros, occultant à leur passage le tintamarre de la foule ; comme le décrit Victorino Martin fils.
L’émotion, c’est aussi l’épitaphe sonore du Docteur Jean Louis et Mister Fourquet, le Gainsbourg de la Tauromachie cérétane, qui ouvrit l’édition 2014 de Céret de Toros.
Tu aurais pu dire à l’attention des animalistes vociférants et refoulés à l’entrée du village :
 «  De vos bouches nauséabondes gicle l’éjaculat pestilentiel de vos foutaises, qui ne perturbera jamais nos orgasmes dans ce lieu de plaisir qu’est une arène de vérité »
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El Kallista 
jacques lanfranchi
15 juillet 2014