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Viva Mexico y viva los toros...

 Jean François Neviére et son team manager viennent d'achever leur troisième périple en terre Aztèque. J'ai eu la chance de participer à ce voyage et de réaliser deux rêves immenses et inattendus pour un aficionado.

Photo : JC Blanc
Photo : JC Blanc
Mercredi 23 avril

La plaza monumental de Mexico est l'arène la plus grande du monde. Ce jour là , lors d'une visite improvisée, la piste était occupée par l'école taurine, s’entraînant de salon. A ma demande, un jeune torero me prête sa muleta, et je pus réaliser une série terminée par un classique pecho, mon toro de salon poussait la véracité jusqu'à relever les cornes et souffler fort sur le remate.

Au milieu de cette piste mythique, j'ai eu la perception infime du plaisir ressenti par un maestro devant 50 000 personnes qui se manifestent !

 

Jeudi 24 avril

 

Tienta à la ganaderia El Batan – Amealco (province de Queretaro). Devise rouge tabac et noir. Date de création 1965 , présentation à Mexico en 1972. Acquise en 1984, par Don Gabino Aguilar Leon, son épouse Magdalena, ses fils José Ignacio et Francisco.

L’éleveur a fait sa présentation en tant que novillero en France, aux Arènes du Soleil d'Or (Toulouse) et un plus tard comme Matador de Toros dans le même lieu (1). Il fêtera en juin 2014 le 50ème anniversaire de son alternative à Madrid (corrida de la Beneficiencia).

 

L'enceinte de l'arène est faite de cailloux noirs et roses, avec des cactus cierges immenses, un camion américain hors d'âge transport les becerras. Elles sont en pointes, avec du souffle (altitude 2700 métres), Hôpital à 80 km... Cela correspond exactement à la description faite par Alain Montcouquiol dans son premier ouvrage « Recouvre le de lumière », lors d'une tienta au Mexique avec Christian. La tienta est effectuée par le matador « Edouardo Gallo » accompagné par le novillero Luis Manuel Perez, et du becceriste Jose Maria Mendoza. Le piquero officie lui, avec le chapeau de charro.

 

À l'ultime becerra, certainement la meilleure et la plus complète, la pique étant un élément important dans cet élevage le ganadero et maestro (plus de 70 ans) fit deux séries de très bonne facture. J'ai osé lui demander la muleta, qu'il me remit en pleine piste, la série fut courte et ponctuée par le pecho. Salué comme il se doit «  Bien Kallista » par le bienveillant Michel Benito « El de la Boina ». Quand la vache fut couchée pour être soignée, car approuvée, je l'ai remercié d'une tape sur le museau. Quatre muletazos en terre aztèque , fijate !

 

Photo : J-Claude Blanc
Photo : J-Claude Blanc
La notion de practico n'existe pas au Mexique, je venais de gagner pour l'après midi l'apodo « El Frances Torero », et donc le droit de figurer sur la photo de famille avec l’éleveur, son épouse ses fils et les acteurs de la tienta, la prestation fut arrosée, avec tout ce beau monde, et le groupe de Mexico, Aztecas Y Toros ». J'ai fini la journée un peu parado.

 

 

 

 

 

 

« Los Toros es la Fiesta màs culta que hay en el mundo » (Federico Garcia Lorca) ;

Je brinde ce modeste texte et ces deux souvenirs inoubliables à Alain et Christian Montcouquiol : los Nimeños

 

Jacques Lanfranchi

« El Kallista »

Mai 2014

 

(1) Vicente Fernandez »El Caracol », Santiago Costa « Luguillano », Galindo Aguilar, novillos de Salvador Guardiola le 16/6/1963.

Paco Camino, Gabriel de la Haba « Zurito », Gabino Aguilar- Toros du Marquis de Domecq le 13/09/1966.

Seul spectacle de la temporada à Toulouse cette année là.