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Seville (05/05/2014) : Escribano dans la grisaille Jandilla...

Photo : Philippe Latour
Photo : Philippe Latour

 Peu de choses à retirer de cette corrida de jandilla. La faute à un envoi d'animaux sans ressort, sans puissance et sans race. Bref un résumé de tout ce qui est reproché aux élevages désormais asseptisés d'origine Domecq.

 
En face Sebastien Castella ne parut pas dans son assiette au premier de l'envoi à la corne gauche impossible. Il se fit presque déborder en fin de faena. Après brindis au public, on pensait que le desquite allait venir après un début très serré sans rectifier sa position sur un demi douzaine de muletazos. Hélas le travail alla vite a menos, notre compatriote devant lutter contre une charge déclinante et une opposition larvée d'une partie du public.
 
Manuel Escribano en allant accueillir ses deux opposants à puerta gayola montrait sa grande envie du jour. Si on lui doit les meilleurs lances de capes et muletazos de l'après-midi, il faut bien dire aussi que les sevillans montrent beaucoup d'affection et de tendresse pour les natifs de la terre. Le deuxième proposa une charge lente mais sans grand souffle auquel M.Escribano s'adapta en proposant en son sommet des naturelles qui firent rugir la maestranza et égrenner quelques notes de musique. Après une entière, la pétition était majoritaire. Le président à quelques vieux andalous près qui le comprirent, essuya une belle bronca après la vuelta très fêtée du torero. Au cinquième, trois véroniques mains basses et une demie déclenchèrent les "olés". Le Jandilla bien qu'économisé termina complètement lessivé après la faena du sévillan qu'il ne put agrémenter que de quelques détails.
 
Que vient faire Ivan Fandiño dans de telles courses ? Certes ses succès répétés de l'an dernier lui ont fait accéder à la catégorie supérieure mais son toreo puissant et volontiers dominateur, a besoin de toros d'un autre accabit pour pouvoir s'exprimer avec bonheur. Avec le dernier nous eûmes même droit à deux non piques (tellement les contacts furent brefs) sans que cela y changea grand chose. Après-midi bien terne pour le basque.
 
 
 
Seville 05 mai 2/3 d'arène sous un très chaud soleil (34°)
 
6 jandilla
 
S Castella : silence/silence
M Escribano : vuelta/saluts
I Fandiño : silence/silence
 
Javier Ambel au 1er, Jose Chacon et Vicente Herrera au 4ème saluèrent montera en main
 
 
Philippe Latour