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Les promesses du campo. Thomas Dufau et Dorian Canton chez Alma Serena...

Visuel AlmaSerena 140820Alors que le sud-est taurin continue d’exister sur l’échiquier taurin, les aficionados du sud-ouest voient les semaines passer sans possibilité d’aller s’assoir sur un gradin d’arène.

C’est donc au sein des ganaderias locales que continuent de fleurir des évènements au campo.
Après la feria du campo de J Lescarret et P Passicos, c’est Iris Event de Patrick Cauna qui a proposé sur ce mois d’août quelques rencontres campera.
La dernière étape se déroulait à Aurice chez Alma Serena propriété du désormais seul Philippe Bats (pensée pour son frère Pierre disparu l’an dernier).
Cette journée qui s’est déroulée sous un beau et chaud soleil a permis aux aficionados présents de la vivre sous le signe de la simplicité, de la convivialité mais aussi du sérieux.
Quatre vaches ont été ainsi tientées par Thomas Dufau et Dorian Canton.
Si aucune d’entre elles seront conservées, ce tentadero n’en fut pas pour autant dénué d’intérêt car si aucune ne fut complète, les toreros eurent l’occasion de s’exprimer.
Ce ne fut pas toujours aisé avec la première Alma Serena qui serrait des deux côtés et c’est surtout avec sa seconde partenaire berenda, que le landais T Dufau put dérouler des deux bords le répertoire qu’on lui connait.
Il réussit à trouver tempo et hauteur de muleta adéquate pour faire durer l’animal et tester quelques enchaînements nouveaux.
Cette période de confinement a semble t’il apuré la tauromachie du béarnais D Canton.
Sa première vache était « pur sucre » dans sa muleta qui apparue bien fluide que dans ses débuts.
Le travail de salon paye, et les séries et enchaînements donnés des deux bords le furent avec plein de domination et de douceur.
La dernière vache pleine de promesses se cassa très tôt le piton droit ce qui influa sur son moral. Et si l’animal continua à répéter ses charges (meilleures sur la corne blessée), on sentit bien qu’elle ne pouvait pleinement aller au bout de ses intentions offensives.
Lors des agapes de l’après-midi qui suivirent, si le plaisir su partage était bien réel, on sentait bien aussi au travers des conversations la frustration de tous de ne pouvoir vivre aussi ces moments dans un cadre plus formel et traditionnel d’une arène.
Quasi vierge de date, tout le monde espérait que Captieux(festival) en septembre, Saint Sever(nsp) et Garlin(novillada) début octobre feront bien vivre le calendrier taurin du sud-ouest de cette année 2020 si particulière.

Philippe Latour

Voir le reportage photographique : Philippe Latour