Mano a mano Nîmois pour la première de la "Feria del Campo" à la ganaderia Pagès-Mailhan...

  • Imprimer

©ElTico
©ElTico
La "Feria del Campo" est une initiative éco-responsable, imaginée dans un élan de solidarité envers les éleveurs de toros braves, les plus durement touchés par la crise sanitaire du covid-19, afin de venir au soutien du patrimoine génétique taurin détenus par les éleveurs dans l'attente de jours meilleurs.

La programmation, du sud-ouest au sud-est, débutait ce dimanche aux deux coins méridionaux de la France Taurine, au domaine "El Campo" à Mées et aux "Jasses de Bouchaud", ganaderia "Pagès-Mailhan" à Arles.
Au cartel du Sud-Est, deux novilleros nîmois, "El Rafi" et "Solalito", appelés à combattre sans mise à mort pour cause d'embouteillage aux abattoirs, quatre novillos de la maison, tous d'origine "Fuente Ymbro". Le public, limité en affluence en raison des consignes sanitaires liées à la pandémie de Covid-19, avait donc on s'en doute un accent gardois prononcé et comptait dans ses rangs un "matador" bien particulier ayant retrouvé récemment le chemin du Stade des Costières, en la personne de l'aficionado-footballeur Renaud Ripart.
Côté toros, les deux novilleros se voyaient donner l'opportunité de toréer en public deux astados, ce qui ne leur était pas arrivé depuis plusieurs mois. Un entraînement quasi "grandeur nature", dans l'attente de conditions plus favorables à l'exercice de leur Art. Et pour les éleveurs Philippe Pagès et Pascal Mailhan, outre les subsides découlant de l'organisation de cette journée champêtre, l'occasion de faire un état des lieux de l'élevage en l'absence de courses en ce début de temporada.

Des deux anciens pensionnaires du Centre Français de Tauromachie, c'est l'aîné qui s'est trouvé favorisé par le sorteo. "El Rafi" a touché deux intéressants novillos, plus complet celui sorti en troisième position, face auxquels il a pu réciter ses gammes sous un soleil de plomb. Prestation majoritairement gauchère pour le nîmois face à son premier exemplaire et plus aboutie et ambidextre devant le second, qui ont été à chaque fois saluées comme il se doit par le public.

Comme dit précédemment, "Solalito" aura touché ce dimanche matin deux exemplaires irrésitiblement attirés par les planches, et plus particulièrement celles les plus proches du toril. Plus étonnant pour le quatrième de l'envoi, qui avait pourtant fait belle impression sous la pique administrée par Nicolas Bertoli, d'ailleurs protagoniste des quatre tercios de varas de la matinée. Le cadet du cartel, initiateur d'un beau quite al alimón avec son compagnon au quatrième, fit cependant front avec cran et abnégation, montrant son envie de toros et laissant donc dans ces circonstances défavorables, une belle impression générale.

A noter les sorties "de second" de Christian Parejo, protégé de Tomas Cerqueira et d'Axel "Antonion Plazas" de l'Ecole Taurine du Pays d'Arles.

Laurent Deloye ElTico

Voir le reportage photographique : ElTico