• 1

Festival Art et Courage : les écarteurs dominent les toros...

© Peyo Peyrelongue
© Peyo Peyrelongue
La pluie s’est invitée à Mont de Marsan, ce samedi, pour la 29ème édition du Festival Art et Courage. Elle a su rester suffisamment discrète pour que la course aille au bout sans autres perturbations que d’éventuels rhumes pour les nombreux spectateurs présents aux arènes du Plumaçon.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Après une belle édition 2017, celle de 2018 a manqué d’alegria. La faute en incombe à un lot de bichos choisis par la Fédération Française de Course Landaise, cinqueños, voire un peu plus, pour les toros qui ont manqué de charge ou pour ceux qui en avaient de transmission. Il a fallu toutes l’expérience des toreros landais, face à certains, pour permettre de tirer quelques écarts brillants au prix d’une grosse prise de risques.

Tout avait commencé par une compétition entre Julien Guillé, Maxime Dessa, Thibaut Busquet et Romain Clavé. Ils ont affronté chacun une vache sans corde de leur ganaderia. Sont également intervenus les sauteurs des différentes cuadrillas avec une prestation exceptionnelle de Louis Ansolabère auteur d’un périlleux après une rondade + flip qu’il est le seul à exécuter et pour lequel il a reçu une grande ovation.

Romain et Thibaut se sont qualifiés pour affronter un novillo de Domecq avec pour le second un très bel écart. Rondade pour Ansolabère et salut pour les trois acteurs.
Rémy Latapy a affronté un novillo de Tabarne tardo et réservé à sa sortie en piste. L’écarteur, avec beaucoup de métier, améliore le toro et finit en beauté une prestation, une des deux meilleures de la soirée, qui semblait mal engagée. Il fait une vuelta avec son sauteur Fabien Napias, toujours aussi élégant et précis.
Alexandre Duthen a eu du mal à donner de l’émotion à sa confrontation avec un utrero de Domecq noble mais très fade. Il salue avec son sauteur Guillaume Vergonzeanne.
Louis Navarro a trouvé en son novillo de Mergueña un adversaire qui correspond à son style très dynamique. Louis est en passe de devenir un des spécialistes des vaches et toros sans corde et réalise une très belle troisième figure. Il fait une vuelta avec Etienne Grenet.

Face à un toro de San Miguel tardo et de peu de charge, Benjamin de Rovere a du puiser dans son répertoire et son métier pour réaliser deux bons écarts (3ème et 5ème). Bonne prestation pour un torero qui n’avait pas écarté de vache depuis un an et de toros depuis deux. , il est récompensé, avec le sauteur Fabien Napias, d’une vuelta.
Le toro de Recitales affronté par Cyril Dunouau manque lui aussi de charge et il faut beaucoup de métier à l’écarteur de la cuadrilla Dargelos pour réaliser deux très bonnes figures aux quatrième et dernier passages. Il fait lui aussi une vuelta accompagné de Louis Ansolabère.
Le toro de Domecq attribué à Thomas Marty va très vite à menos. Malgré son talent l’écarteur béarnais ne peut pas en tirer grand-chose et doit se contenter de saluer avec le sauteur de Soustons Dominique Larié.
Même problème pour Mathieu Noguès très pro et courageux face à un Recitales décasté qui va vite à menos. Mathieu salue avec Etienne Grenet.
Le dernier, ganaderia Telorga, très costaud et playero est très compliqué. Il inflige une forte voltereta à Baptiste Bordes à mi faena Heureusement Baptiste, le meilleur spécialiste actuel des toros, a du métier. Il arrive à maitriser la charge hésitante de l’animal et réalise un écart de grande classe au dernier passage. Il fait une vuelta, très fêtée, accompagnée de Guillaume Vergonzeanne.
En plus d’un saut à chaque sortie, les cinq sauteurs Etienne Grenet, Guillaume Vergonzeanne, Fabien Napias, Dominique Larié et Louis Ansolabère se sont partagés un novillo (Domecq) et deux toros (Domecq et Recitales) malheureusement tardo et vite éteints qui ne leur ont pas permis de s’exprimer avec leur brio habituel.

A l’issue de la soirée, en toute logique, Louis Ansolabère (sauteur), Rémy Latapy (novillos) et Baptiste Bordes ont été récompensés chacun dans sa catégorie.
Rendez vous l’an prochain au Plumaçon pour la trentième édition de Festival Art et Courage.

Thierry Reboul

 

Voir les photos : Peyo Peyrelongue